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galerie marie vitoux

Nathalie Bourdreux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Nathalie Bourdreux
Née en 1976
Expose depuis 2000
Nombreuses expositions en France et à l'Etranger (Pays-Bas)
Acquisitions des peintures par le Ministère de la Culture, et par des collectivités locales (Mairies).

Nathalie Bourdreux exhume les vanités d'un incommensurable désert. Sidération des ombres qui surgissent de l'horizon et se profilent dans ce sable mouvant. Les fantômes prennent forme, des infantes au visage grave, impassible ont ramassé les crânes dans les plis de leurs robes noires.
Ce noir des ténèbres, épais, duveteux capte les lumières lointaines des siècles oubliés. L'avenir brûlant se perd dans les aplats argentés...

Marie Vitoux


Du tréfonds de la lassitude, nous vous dressons,
sombres messieurs, qui attendent
que les enfants s'exténuent
. (Franz Kafka).

« Le noir est le refuge de la couleur »,écrit Gaston Bachelard ; et la quête de Nathalie Bourdreux est celle de l'amplitude, de la complexité, de la profondeur plurielle, de la chaleur et des vibrations du noir.

Des séries d'Infantes aux évolutions subtiles comme des variations de Bach sortent de l'obscurité par frottages successifs, ombres mouvantes, mirages, avènements plus qu'apparitions. Des Pieta majestueuses sont posées sur des amoncellements de crânes et d'ossements, comme des pardons conjurant le mauvais œil aux croisements des chemins de campagne.
Les dessins, à la technique secrète, sont les dignes héritiers des xylographies protectrices collées dans les coffrets des pèlerins du Moyen-Age et des ex-voto martelés des chapelles byzantines.

Mélancolie, cauchemars, deuil, dépression : telle est l'idée du noir dans notre culture. Or, de l'austérité affirmée des œuvres de Nathalie Bourdreux surgit une évidence : ces femmes impavides, hiératiques, altières, nobles et puissantes ont franchi l'épreuve des tristesses et des incertitudes et sont prêtes à combattre.
« Je ne pleure plus guère, maintenant... » dit May, à la fin de la Condition Humaine.


J.P. Veyssière, mai 2013

 

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